Le tourisme gourmand à Montréal : un attrait incontournable

Montréal occupe une place particulière en Amérique du Nord par sa position géographique, mais aussi par son histoire, sa présence francophone et ses différentes mixités culturelles et linguistiques. Cette trajectoire de Montréal s’est bien sûr aussi reflétée dans l’expérience gastronomique que la ville propose à ses résidents et à ses visiteurs depuis 70 ans.

La venue de grands hôtels et la présence des cabarets montréalais très actifs dans les années 40 et 50 ont amené à Montréal, essentiellement après la Deuxième Guerre mondiale, la première vague de chefs étrangers, surtout français.

Par la suite, trois éléments allaient profondément modifier ce portrait et amener la restauration montréalaise dans la modernité : l’Expo 67 (avec son ouverture sur le monde), la création de l’Institut de l’hôtellerie et du tourisme du Québec (ITHQ) en 1968 (qui permettra de former une nouvelle génération de chefs québécois) et les différentes vagues d’immigration qui allaient amener leurs lots de restaurants italiens, portugais, chinois, grecs, vietnamiens, libanais, etc. Le foisonnement actuel des brasseries japonaises à Montréal en est un bon exemple.

Avec plus de 6000 restaurants, la ville a la plus grande concentration de restaurants sur tout le continent – près de 65 restaurants par km2. Ce milieu est très compétitif et amène certaines fermetures, mais également de nouveaux venus.

Le Montréal gourmand d’aujourd’hui est très fortement lié à cette histoire que je viens de décrire trop brièvement. Soit un nombre impressionnant de chefs montréalais provenant de la filière de l’ITHQ, depuis trois décennies, qui sont maintenant forts nombreux et présents partout dans la restauration montréalaise, mais aussi dans les médias. À cela, ajoutons quelques grands chefs de renommée internationale qui sont installés ici, comme à la Maison Boulud au Ritz Carleton et bientôt Joël Robuchon au Casino de Montréal. Et finalement, les restaurants qu’on appelle « ethniques » qui nous rappellent que Montréal est une ville du Nouveau Monde.

J’aurai le goût ici de décrire le Montréal gourmand que je connais et qui est recherché par les clientèles hors Montréal par cinq volets.

1) Les bonnes tables

Il y a certainement plus d’une cinquantaine de très bonnes tables à Montréal. Des restaurants de haut niveau dont la vaste majorité sont sous la gouverne d’excellents chefs québécois. Un visiteur peut passer plusieurs séjours chez nous et toujours obtenir des expériences mémorables sans retourner au même établissement.

J’ai d’ailleurs récemment fait une liste toute personnelle de mes 30 restaurants préférés montréalais. Le lien ici vous permettra de la consulter.

2) Les festivités gourmandes

Une des caractéristiques de l’offre montréalaise est son côté festif.  Les événements Happening gourmand (dans le Vieux-Montréal), MTL à TABLE (organisé par Tourisme Montréal), MONTRÉAL EN LUMIÈRE et Joyeux novembre en sont les principaux fleurons auxquels se sont ajoutés récemment plein de nouveaux festivals tels que YULeat, le festival Omnivore, Bouffons!Mtl, etc. Le tourisme gourmand a réellement la cote!

Ces événements permettent d’ajouter un volet festif unique qui rehausse l’attractivité de notre destination. La venue des camions de rue, depuis l’été 2013, vient également compléter cette offre.

3) Nos « diners » classiques

Est-il possible qu’un journaliste étranger en reportage sur les restaurants de Montréal ne mentionne pas les bagels, Schwartz’s ou la Binerie Mont-Royal par exemple? Nos longues traditions juives et canadiennes-françaises uniques en Amérique du Nord se reflètent dans ces comptoirs à l’ancienne que sont Schwartz’s, la Binerie ou encore Wilensky. Ils sont devenus avec les décennies des incontournables qui font partie depuis longtemps de notre ADN montréalais et québécois autant que les nouvelles bonnes tables de nos grands chefs québécois.

4) Les nouveaux secteurs à la mode

Une ville bouge constamment. Des secteurs qui étaient prisés dans les années 70 sont complètement oubliés aujourd’hui, alors que ceux des années 1990 et 2000 vivent des moments difficiles. Je pense à la rue Duluth ainsi qu’à la rue Saint-Laurent au nord de Sherbrooke, par exemple. Mais comme une ville demeure organique, d’autres secteurs prennent la relève pour des raisons qui demanderaient un article en soi. Les secteurs qui progressent en ce moment à Montréal en ce qui a trait à la restauration, où l’on voit apparaître beaucoup de nouveaux établissements qui ont la cote sont Griffintown, le Quartier des spectacles, le Mile-End, incluant Laurier Ouest, la partie ouest du Vieux-Montréal et certains quartiers plus résidentiels (Rosemont, par exemple). Le centre-ville, notre centre des affaires, continue d’accueillir des nouveautés et de préserver plusieurs grands classiques, mais le buzz a changé depuis une décennie et est maintenant dirigé vers ces nouveaux secteurs.

5) Les restaurants durables

Durant leurs voyages, un nombre de plus en plus important de voyageurs sont sensibles aux questions liées au respect de l’environnement et à la durabilité. Au cours des dernières années, le nombre important de demandes touristiques, particulièrement dans le secteur du tourisme d’affaires, a convaincu Tourisme Montréal de la nécessité de répertorier les restaurants écoresponsables. Une liste est à votre disposition ici.

L’offre gastronomique est un critère pour choisir une destination

Toutes nos études démontrent clairement que les touristes font de l’offre gastronomique et gourmande un élément de plus en plus important dans leurs critères de choix d’une destination. Elle devient, par la suite, une expérience unique au cœur de leur séjour urbain. Tourisme Montréal porte d’ailleurs une attention toute particulière à ce secteur en y consacrant plusieurs campagnes promotionnelles, en y accueillant beaucoup de journalistes, en étant partenaire du festival MONTRÉAL EN LUMIÈRE et en ayant créé l’initiative MTL à Table.

L’offre actuelle de notre Montréal gourmand est le reflet de notre ADN, qui se renouvelle continuellement, qui est en plus en plus associée à notre secteur événementiel. La gastronomie demeure un atout fort et incroyablement attractif pour l’ensemble de nos clientèles touristiques provenant de tous horizons.

Pierre Bellerose, le 4 avril 2016

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